La pénalité pesant sur M. Green serait nuisible à William Hill, sa société mère

Récemment, M. Green, société de jeux en ligne, a écopé d’une pénalité de 3,84 millions de dollars. Cette dernière lui a été imposée par l’UK Gambling Commission. La délicatesse de la situation pourrait alors entacher l’image de la maison mère de la société, William Hill Plc. 

Les raisons d’une telle pénalité
Pour faire simple, M. Green aurait, selon l’UKGC, d’importantes « défaillances systémiques ». Face à ce constat, la commission a infligé une amende, qu’elle considère méritée, à la société. Cettedite défaillance concerne les protocoles de l’opérateur limitant le blanchiment d’argent et les problèmes de jeu. La valeur de l’amende en elle-même n’est pas un problème pour la société ni pour sa maison mère William Hill. La perte financière peut même être facilement absorbée. Selon Moody’s Investors Service, cela prouve que l’évaluation et la considération sociale des entreprises du secteur des jeux sont sous-estimées. Il y a un risque réel que ce ne soit pas géré correctement, et laisse un crédit négatif. Il faut dire que depuis 2018 M. Green est la neuvième firme à être soupçonnée par l’UKGC. Dans tout cela, la commission a évalué les sanctions à hauteurs de 29,5 millions de dollars. Celles-ci sont justifiées par des infractions diverses comme le blanchiment d’argent, la violation de la publicité et du marketing. Pire encore, ces firmes sont accusées de mal identifier les joueurs à problèmes. 

Des situations répétitives 

Ce n’est, en effet, pas la première fois que ce genre de situation se produit. William Hill et certains de ses concurrents ont déjà échangé avec l’UKGC sur des sujets d’échecs similaires. Pas plus tard qu’en juillet 2019, GVC Holdings Plc écope lui aussi de 5,9 millions de livres sterling. La cause n’est alors autre que des« défaillances systémiques » au niveau de sa filiale Ladbrokes Coral. Pour William Hill, la première amende de 6,2 millions de livres sterling ne remonte pas plus loin qu’en février 2018. D’un côté, un relâchement des opérateurs par rapport aux conformités est observé. De l’autre, ces répressions sont toutes autant dues au fait que l’UKGC profite de nouveaux pouvoirs de répression. Ceux-ci ont été accordés à la commission en 2015 et lui permettent de contrôler la publicité. Par la même occasion, la commission peut aussi punir ceux qui enfreignent toute nouvelle réglementation. Des mesures de restriction strictes sont alors mises en place. A l’exemple de celles prises par les autorités britanniques en 2019. Entre autres, le droit de jeu à distance (RGD) est en hausse de 21%. De même, les paris les plus élevés sur FOBT et machines à sous en ligne sont limités à 2£ contre 100£. Dans cette même optique, les jeux en ligne au Royaume-Uni n’ont maintenant plus le droit d’accepter les cartes de crédit. Cela permet, entre autres,  de limiter les problèmes de jeu tout en améliorant la responsabilité sociale des entreprises. 

Des preuves à l’appui 

L’amende imposée par UKGC n’est pas sans fondement. La commission a, en effet, trouvé des preuves de blanchiment d’argent engageant la responsabilité sociale de l’entreprise. Lors de l’enquête, il a été mis en exergue qu’un client de M. Green avait gagné 50 000 £. Cependant, la société ne lui a fourni aucune interaction en matière de responsabilité sociale. De plus, le client a été mis de côté et a pu déposer des milliers de livres supplémentaires. Il y a aussi eu un paiement, datant d’il y a 10 ans, de 176 000£ qui apporte plus de preuves. Il faut savoir qu’à ce moment,  le client avait déposé plus d’un million de £. Pour seule preuve de la source des fonds, M. Green avait alors accepté une photographie d’un écran d’ordinateur portable. Sur cette dernière figure le montant de la monnaie en dollars américains sur un prétendu compte de trading cryptographique. Moody’s ne s’est toutefois pas encore avancé sur le fait que William Hill risquerait d’être déclassé. Pour l’instant, il n’a qu’une note « Ba1 » et une perspective négative. Toutefois, l’annotation « Ba » signifie qu’il y a des éléments spéculatifs soumettant les entreprises à un risque de crédit important.

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